Les nouveaux usages de la prise de vues en HD

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Effets directs

Sur la mise au point

La HD tolère moins bien les écarts de mise au point que la SD. Ainsi une séquence à peine floue affichera un manque de netteté flagrante sur un écran Full HD. De plus, lors de mouvements brusques ou panoramiques ou encore en présence de sujets complexes (des feuillages par exemple), la compression peut « hésiter » et générer une sensation de flou. Face à ces inconvénients, les fabricants ont vite réagi. S’il est difficile de prétendre que les autofocus sont vraiment plus performants qu’il y a un ou deux ans, on peut affirmer que les dispositifs d’aide à la mise au point, parfois inspirés du pro, existent désormais à peu près partout sur les modèles HD.

Ainsi le peaking permet de rehausser les contours afin de mieux les visualiser sur l’écran/viseur pour affiner la mise au point (Map). On retrouve ce système chez divers fabricants. Autre assistance possible, le Zoom Expand. Cette fonctionnalité aide à la mise au point en grossissant la partie centrale du sujet. Vous obtenez ainsi une redoutable précision. Notes que le dispositif ne fonctionne qu’en position Standby. A l’enregistrement, le SpotFocus de Sony (Map sur écran) saura prendre le relais. Et, indirectement, la reconnaissance de visages peut servir à optimiser la mise au point. Enfin, on notera une amélioration substantielle des commandes de mises au point. Chez Panasonic, les HS100 et SD100 bénéficient d’une bague, tandis que les Sony HDR-CX11 et SR11/12 disposent d’un bouton rotatif très pratique avec débrayage central Auto/Manuel.

Sur l’instabilité

Plus votre image est grande, plus l’instabilité qui en résulte à main levée est conséquente, une image HD, dans sa version la plus fréquemment répandue (1920×1080 pixels), est ainsi cinq fois plus grande qu’une SD ( 720×576 pixels). Plus exactement, elle contient cinq fois plus de points. Avec cette augmentation de taille, on comprend pourquoi un écart de stabilité à la prise de vue peut provoquer un réel inconfort au visionnage sur un grand écran. Hormis quelques recommandations de prises de vues, les fabricants ne proposent pas vraiment de solutions. Ils font même pire, car, en allégeant le poids des caméscopes, ils accroissent leur instabilité.

Par bonheur, on trouve d’excellents stabilisateurs internes, notamment optiques. Mais la petitesse de certains capteurs (en 1/6) en limite indirectement l’efficacité. En outre, le meilleur des stabilisateurs ne compense pas les petites inclinaisons répétées du caméscope qui a du mal à conserver une ligne d’horizon parfaitement droite. C’est pourquoi nous croyons beaucoup à l’apport des compléments grands-angles, voire certaines optiques semi-fish-eye qui ont la propriété de réduire au moins les effets instables du cadre en plan large. A ce titre, des modèles vendus avec complément optionnel pourraient bien tirer leur épingle du jeu. De même, les x0.5 (qui sont souvent réalité des x0.6) pourraient devenir les compagnons de jeu indispensables des caméscopes dénués d’origine de position grand-angulaire. Bref, pour un appareil HD, achetez le grand-angle qui va avec !

Mais l’instabilité peut aussi être compensée en partie par la manière de filmer (voir ci-après).

Sur le format de l’image

Avec la HD, le format 4 :3 disparait au profit du seul 16 :9. Les conséquences de l’éviction du 4 :3 ont bien sûr des implications matérielles. Concrètement, lorsque vous filmez et/ou montez en HD, vous devez anticipez le fait que votre vidéo ne peut être vue intégralement sur une tv 4 :3. Or le parc de tels écrans est encore immense ! La solution que nous préférons est de forcer le mode Lettebox grâce aux réglages en sortie (sortie tv 4 :3) dont disposent certains caméscopes HD. Néanmoins, vous obtenez une image globalement plus petite, donc moins spectaculaire, affublée de bandes noires en haut et en bas. Avec 33% d’image en plus que le 4 :3, la HD 16 :9 a aussi des implications en termes artistiques. A vous de voir si vous voulez en tenir compte ou non.

· Rythme des panoramiques : une certaine lenteur est préférable. En effet, le spectateur doit intégrer davantage d’éléments en 16 :9 qu’en 4 :3. Il est donc conseillé de ralentir les panoramiques.

· Gestion des diagonales : en matière de composition, l’image 16 :9 peut davantage utiliser la force des diagonales puisqu’elles sont plus étendues.

· Les gros plans de visages : en 16 :9, vous avez intérêt à décadrer les visages pour donner un de direction au regard.

· Modification des perspectives : les sports, comme le football, le handball ouj le rugby, sont avantagés par le format 16 :9 puisque le jeu s’étend sur un plan horizontal.

· Composition du cadre : pensez davantage en trois dimensions : amorce au premier plan, sujet principal au second plan, et arrière-plan significatif.

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